Believing that Humans Swallow Spiders in Their Sleep: False Beliefs as Side Effects of the Processes that Support Accurate Knowledge

Marsh, E. J., Cantor, A. D., & Brashier, N. M. (2016). Believing that humans swallow spiders in their sleep: False beliefs as side effects of the processes that support accurate knowledge. In Psychology of learning and motivation (Vol. 64, pp. 93-132). Academic Press. https://doi.org/10.1016/bs.plm.2015.09.003

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Abstract des auteur·trice·s

Humans can store, maintain, and retrieve an impressive amount of information — but the processes that support accurate knowledge can also lead to errors, such as the false belief that humans swallow eight spiders in their sleep each year. In this chapter, we review characteristics of the knowledge base and explore how five adaptive properties that support accurate knowledge can also lead to the learning, storage, and retrieval of falsehoods. First, people exhibit a bias to believe information is true since, most of the time, incoming information is indeed true. Second, we utilize a fluency-based heuristic for judging truth since — again, most of the time — easy processing reliably signals that something is true. Third, the knowledge base is productive: people use existing knowledge to make new inferences, which are typically accurate but occasionally are inappropriate and result in errors. Fourth, existing knowledge supports new learning, so our ingrained misconceptions can foster new errors and interfere with learning the truth. Fifth, because it would be too taxing to carefully compare all incoming information to stored knowledge, we do not require a perfect match and often accept information as “good enough.” As a result, errors that are similar to the truth often slip by undetected, and sometimes are later reproduced. Finally, we discuss methods for correcting errors and potential barriers to the correction of misconceptions. In particular, it is essential to refute the error as well as provide a simple alternative to replace it. Overall, the processes that support accurate knowledge and false beliefs are the same, and can lead to competing representations in memory.

Introduction

The Issue at Hand

Les auteur·trice·s sont parti·e·s de la croyance populaire que En moyenne, une personne mange huit araignées par an durant son sommeil. Iels relèvent qu'il y a des similarités entre les misconception et les connaissances "correctes". Les processus cognitifs utilisés pour encoder, stocker et récupérer des concepts véridiques (par exemple, araignée, sommeil) sont à l'origine de malentendus critiques. Iels se proposent d'examiner les erreurs comme des « sous-produits » d'un système mémoriel par ailleurs efficace et discutent des moyens de corriger les idées fausses.

Defining Knowledge

C'est un concept difficile à définir, étant donné qu'il s'applique à énormément de concept. Knowledge inclut des faits, des concepts, ainsi qu'une compréhension des relation entre eux ; il inclut aussi le langage, des schémas et des inférences. La plupart des psychologues définissent Knowledge comme faisant référence à des expériences passées, mais ils distinguent ce concept d'autres éléments comme les souvenirs. Les connaissances sont des informations "décontextualisés" et qui ne génèrent pas de sentiment de "revivance". On va parfois parler de "semantic memory" comme synonyme de Knowledge.

General Properties of the Knowledge Base

The Knowledge Base Has No Known Capacity Limit

Le stockage des connaissances n'a pas de limite connue ; il ne devient pas "full" à un moment donné. Les études sur les spécialistes montrent que les expert·e·s peuvent enregistrer un nombre impressionnant de notes, plateaux d'échecs (plus de 50'000), mains de bridge, etc.

Knowledge Is Interconnected and Organized

Les nouvelles informations ne sont pas stockées de manière séparées ; elles sont ajoutées à la connaissance existante (créant un réseau d'éléments interconnectés). Ce fonctionnement peut facilement être illustré avec le principe de priming (e.g.les gens repèrent plus rapidement un mot lié à sémantiquement à un autre que lorsqu'on leur présente un mot qui n'a pas de lien sémantique). On peut aussi observer ça pour des concepts qui n'ont pas un fort lien sémantique (par exemple: "lion" peut trigger "rayures", car il prime "tigre"). La littérature sur les expert·e·s montre aussi que les expert·e·s n'ont pas seulement plus d'information en mémoire, mais aussi que la structure de cette dernière est différente par rapport à des novices. Aussi, iels ont des capacité de classification plus fine que les novices.

Knowledge Is Surprisingly Durable

Contrairement d'autres types de mémoire, la Knowledge est très persistante indépendamment du temps et des contextes (parfois, les personnes avec des démences légères à modérées peuvent maintenir un niveau de connaissance "normal", malgré une perte des connaissances des événements). Une étude a regardé les connaissances en espagnol d'une cohorte qui n'a plus pratiqué depuis l'école ; la distance à l'apprentissage initial était de 1 à 50 ans. Après une chute des connaissances entre 0 et 10 ans, la connaissance restait ensuite stable (une étude sur la rétention des concepts en psychologie a obtenu des résultats allant dans le même sens).

Much, but Not All, Knowledge Is “Sourceless”

Retrouver une information en mémoire et se remémorer un événement donne des ressentis différents: le souvenir donne une impression de "voyage dans le temps", ce qui n'est pas le cas pour la récupération d'une information (d'ailleurs, on ne se rappelle pas forcément de comment on a acquis une connaissance). Aussi, le contexte ne semble pas vraiment améliorer la récupération d'information (alors qu'il est très important pour la remémoration d'un événement).

Il semblerait que, si l'on a prévu de retourner voir le contenu d'une information, on se rappelle plutôt de la source d'une information que de son contenu. Certaines études montrent que les gens ont tendance à mieux retenir la source d'une information vue sur internet que le contenu de cette dernière. Par ailleurs, quand un texte est perçu comme une fiction, les connaissances qu’il engendre restent liées à son contexte d’origine (ralentissant leur récupération hors de ce contexte) contrairement à un texte perçu comme factuel (voir l'étude de Potts & Peterson, 1985).

Access to Specific Knowledge Can Shift

Tulving et Pearlstone ont proposé la différence entre les connaissances avaliable et accessible: une connaissance est avaliable lorsqu'elle est stockée en mémoire, mais elle est accessible lorsqu'elle peut être récupérée à un moment pertinent. Certaines études ont montré que les connaissances peuvent changer de statut au cours du temps (par exemple, Brown (1923) avait montré que, lorsqu'on leur demandait de citer les états des USA deux fois avec 30 minutes d'écart, les gens montraient des performances différentes entre la première et la deuxième fois). Bahrick a proposé le terme marginal knowledge pour décrire les connaissances stockée en mémoire, mais qui ne sont pas accessible sur le moment (c'est assez lié à l'effet l'avoir sur le bout de la langue: l'information est avaliable, mais pas accessible).

People Are Good, but Not Perfect, at Judging What They Know

En général, les gens sont assez bons pour repérer s'ils savent ou non quelque chose. Hart (1965) a montré que les jugements de "feeling‑of‑knowing" prédisent bien la connaissance stockée : lorsqu’ils estiment connaître la réponse, les gens la reconnaissent correctement 66 % du temps, alors que lorsqu’ils estiment ne pas la connaître, ils échouent à la sélectionner 62 % du temps.

Aussi, Glucksberg et McCloskey (1981) ont proposé deux types de "don't know judgement": le "slow, low don't know judgement" (e.g. Kiev est en Ukraine?) et le "fast high-confidence don't know judgement" (e.g. Quelle est la couleur préférée de Jimmy Carter?). En gros, plus on a de connaissances sur le sujet ou un sujet proche, plus on va avoir un slow don'nt know judgement.

On peut toutefois relever que les gens ont parfois un hindsight bias (biais rétrospectif). Aussi, les personnes qui se perçoivent comme très compétentes dans un domaine (ex. : finance) ont tendance à affirmer connaître des éléments inexistants, même si leurs connaissances réelles sont limitées (overclaiming). Cet "overclaiming" dépend davantage de la confiance perçue que du niveau réel de compétence et se manifeste spécifiquement dans le domaine où la confiance est élevée.

Examples of Errors

Overview

Là on va plutôt s'intéresser aux erreurs d'usages plutôt qu'aux erreurs "d'omission". En gros, le fait que les gens ajoutent des misconceptions à leur base de connaissances. Le chapitre traite d'erreurs qui ont étudiées en laboratoire et qui ont un parallèle dans la vraie vie, et iels vont ensuite expliquer les principes qui expliquent pourquoi il y a ce type d'erreurs.

The Grading Problem

Side Effects of Reading Novels and Watching Movies

Repeated Claims Feel True

Tests Can Teach Errors

Adaptive Processes that Also Support Errors

Overview

Property #1: Bias to Believe Information Is True

Property #2: Fluency-Based Heuristic for Judging Truth

Property #3: The Knowledge Base Is Productive

Property #4: Existing Knowledge Supports New Learning

Property #5: Partial Matches Are Often “Good Enough”

Lingering Questions about Error Representation and Retrieval

Co-existence versus Overwriting

Direct Retrieval versus Construction

A Fluency-Conditional Model of Illusory Truth

Correcting Errors in the Knowledge Base

Overview

Basic Advice for Correction

When Should Feedback Do More than Provide the Answer?

Problem: Teacher and Student Preferences

Problem: Misconceptions May Be Motivated

Conclusions

The Science of Learning Is Not Different for Errors

Comparing Errors of Event Memory to Illusions of Knowledge

Open Question